• Sylvain Freulon

Oudomxai : Une ville de passage mais pas seulement !


Peu après mon départ de Luang Prabang je me suis arrêté dans la petite ville d’Oudomxai appartenant à la province du même nom.

A défaut de faire comme les autres voyageurs qui partent tous dans la même direction, dans une petite ville à 4 H de Luang Prabang, Nong Kiaw, je choisi Oudomxay, connue des touristes voyageant vers le nord dans les provinces de Phongsaly ou de Luang Namtha pour le temps d’une nuit avant de reprendre un bus et quitter les lieux sans pour autant chercher à l’explorer…

18 Février : Je dois avouer que les routes du Laos sont parfois impressionnantes, le trajet de 5H dans un bus local n’aura pas été une mince affaire, les nombreux virages dans des routes très étroite pour la plupart laissant admirer au passager près des fenêtres, le paysage et le ravin dont les roues sont dangereusement proche… Nous étions également chargés comme des dahus, l’intérieur en excédent de passager et de nombreux bagages dont le miens, étaient attaché sur le toit.

Mon arrivée à 16H30 à la station de bus locale d’Oudomxai est différente de ce que j’ai pu vivre au Vietnam, d’habitude je suis toujours accosté de façon sans gênes par les taxi motobike tandis qu’ici, les Tuktuks sont caractérisé par leurs timidités, surpris de constater qu’on ne me saute pas dessus pour me vendre un déplacement qui coute un bras pour une courte distance. Malgré cela je demande à un tuktuk s’il avait connaissance d’un hôtel pas cher dans le secteur et il me fait comprendre qu’il y’en a un dans 1 klm et me demande 10 000Kips. Je grimpe donc dans le Tuktuk, moi et mon baluchon et constate que cette ville n’a pas de charme attrayant. Hormis la voie express et quelques habitations aux alentours, il n’y a rien de plus à y faire. Une fois à l’hôtel on me vend la nuit dans une chambre simple avec salle de bain pour seulement 70 000Kips. Il commençait déjà à faire noir, je décide d’aller manger et de ne pas tarder à dormir.

Le lendemain je me rend à l’office de tourisme, qui sont les seuls à louer des motobikes au prix de 100 000 Kips la journée (Ce qui est cher à mon gout).

Malgré le prix je prends quand même la route et roule vers l’extérieur et je ne tarde pas à trouver un temple par hasard sur mon chemin. Il y’eu plusieurs marches à gravir pour enfin arriver dans la cour du temple et une fois à l’intérieur je rencontre plusieurs moines en tenue orange de tous âges. Malheureusement la communication s’avère difficile à l’exception d’un moine qui parle un anglais parfait. Il s’est présenté sous le nom « Suu » il à 30ans et est moine depuis son enfance mais à pu étudier dans une université en vue de pouvoir avoir des connaissance dont celle de parler l’Anglais…

Je constate qu’ils sont très nombreux à l’extérieur et semble être en préparatifs d’une cérémonie, des tapis et quelques décorations ont été disposé dans la cour. Suu me dit que les membres de l’ethnie Phou Noy vont célébrer leurs morts aujourd’hui en disposant un autel dans la cour qui sera ornées d’offrandes, et aussitôt après cette conversation les Phou Noy arrivent en Chant et en musique en réalisant plusieurs tours de cortège autours du temple avec des petites camionnettes portant l’autel contenant les offrandes…

Ce qui fut un lieu de quiétude fréquentée par les moines, fut aussitôt transformée en lieux de festivité suite à l’arrivée des Phou Noy.

Les gens furent contents de ma présence et se sont prêtés au jeu devant mon appareil. Après cela, ils ont descendu l’autel devant les tapis et tous se sont agenouiller et on prier chanter et écouter celui qui dirigeait la cérémonie, celui qui fut mon interlocuteur, Suu !

A la fin des prières tout le monde jeta du riz en guise de bénédiction sur l’autel et tous repartir aussitôt en chant à bord des camionnettes par lesquels ils sont arrivées.

Les moines maintenant sont chargé de ranger les offrandes laissé sur places par les Phou Noy. Selon Suu, les offrandes sont un don des proches faits à leurs morts en échange de bonnes chance en leurs faveurs, leurs croyances veut que ses dons soient retournés à leurs morts… ça peut être tout et n’importe quoi, de l’eau, des cigarettes, de l’argent (faux), des fleurs, de la nourriture et des jouets ect…

Malheureusement Suu aurait aimé parlé plus longtemps avec moi mais d’autres préparatif de cérémonie l’attende. En guise de remercîment pour ma visite, des moines me donne deux petit paquets de nourritures pour ma route issue des offrandes.

Je reprends donc ma motobike et décide de me perdre dans les campagnes, de grande plaines de verdure ceinturé par les montagnes.

Dans un autre village je tombe sur une autre cérémonie dans un temple mais personne ne parlait Anglais ou ceux qui le parlait était déjà tous occupé…

En fin de journée, je rencontre des ramasseurs de feuilles de tabacs qui se font un plaisir de me faires voir comment ils préparent leurs feuilles en vue de les faire sécher. Ma venue les a tous un peu surpris et amusé. Mais le langage impose encore une fois des barrières qui ne me permette pas d’aller plus loin et m’incite à reprendre la route, mais je pense que je fus leur animation et sujet de conversation de la journée ce qui en soit fut un moment amusant pour tout le monde.

A mon retour en ville je suis allé visité un dernier temple en face de mon hôtel avec de nombreuse marche à gravir et m’offrant ainsi un dernier panorama de la ville.

Pour l’anecdote, il est amusant de constater qu’en voyage la diversité de personne rencontré est enrichissante ; je ne parle pas beaucoup de ces moments dans mes articles mais depuis Luang Prabang et depuis le Vietnam, j’ai rencontré des voyageurs de tous horizons, de tous âges et de vécu bien différent.

Les voyageurs solo en devenir qui font part de leurs premières impressions de voyages et de leurs ambitions, des simples voyageurs mensuels qui ont déjà tous préparé dans leurs itinéraires et leurs budgets, des voyageurs à moto ou à vélo ayant parcouru des distances surprenante ou préparant leurs premier départ, les gens en solo ou en famille en plein tour du monde, les voyageurs entre potes, les expatrié, les vieux couples en voyage organisé ou ceux du même âge et qui ont toujours la force et la volonté d’improvisé leurs périples, les habitués de différentes destinations bien précise aimant faire part de leurs expériences et des différents bon plan voyage ou autres. Pourquoi je parle de cela tout simplement car je repense à ce voyageurs Italien de 75ans avec qui j’ai eu l’occasion de converser à mon hôtel et qui voyage depuis ses 20ans, toute sa vie il l’auras passé sur la route, de boulot en boulot, de rencontres en rencontres, de pays en pays, cet Italien ne se sera jamais lassé de ses pérégrinations et ne lasse pas non plus de faire part de son vécu et de ses expériences et il m’a dit qu’il y’a mille façon de faire sa vie et qu’elle n’est pas toute tracé contrairement à ce que le système éducatif prône à nous faire croire, qu’il n’y a pas non plus de façon parfaite ou normale de faire sa vie. Car en voyage on part avec ce concept de normalité issue de notre éducation et une fois après avoir réalisé différent voyage on se rend compte à quel point notre définition de la normalité est mise à rude épreuve et que l’on doit sans cesse se remettre en question. Je pense que c’est ce que j’aime avec le voyage, les conversations avec les différentes personnes rencontrées et écouter leurs histoires et ainsi me faire ma propre analyse sans juger la personne (évidemment) mais en tirer mes propres conclusions philosophique, bref… je ne vais pas faire toute un article à l’instant sur le sujet, mais…peut-être que…

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