• Sylvain Freulon

Népal : En route pour les Annapurna (intro)


L’inde, c’est terminé, je quitte le désert et ses 50° pour laisser place à la fraicheur des montagnes.

J’ai quitté en train le désert de Jaisalmer et effectué un voyage de 18H pour me rendre au centre nord du pays, Vârânasî.

Pour un bref instant, car je dois quitter le pays (fin de visa) Malgré la célébrité de cette ville où passe le Gange, je n’y aurais passé qu'une journée mais la visite fut impressionnante…

Malheureusement, pas le temps de m’attarder, je dois quitter Vârânasî en bus le jour même, les 50° sont toujours là et c’est pour seulement 300roupies que j’embarque dans ce bus local sans clim à 16h pour arriver le lendemain matin à la frontière du Népal, 10 minutes à l’intérieur et je transpire comme après avoir fait un marathon.

Et sur la route… Un véritable enfer ! Impossible de rester assis sur son siège à cause des nombreux trous qui jonchent la route et la conduite de psychopathe du chauffeur qui klaxon et freine et accélère comme un forcené qui répond au téléphone, s’engage dans des sens interdits, qui croisent les doigts pour espérer que les piétons en face de son bus coures vite afin de ne pas les écraser.

Les secousses sont si intenses dans ce bus, que je le compare à un shaker ambulant à tel point que j’ai failli sauter sur le siège du voisin plusieurs fois, de plus, la chaleur oblige à laisser les fenêtres ouvertes et l’extérieur est terriblement poussiéreux, je me passe la main sur mon front plein de sueur et je constate que ma main est pleine de crasse après cela, je me regarde dans mon téléphone et agacée je constate que je ressemble à Rambo portant un maquillage militaire…Bref… La nuit arrive et la situation n’a pas évolué, le voyage est toujours aussi archaïque, je suis toujours aussi sale et les secousses me font un mal de dos terrible, je me mets à anticiper les secousses et me lève dans l’allée du bus pour amortir le choc, il n’est que 21H et ce petit jeu d’anticipation se sera terminée à mon arrivée à la frontière à 5H. Laminée, je descends du bus dans la petite ville de Sonali et me rend dans le bureau d’immigration de l’Inde pour faire mon tampon de sortie. Les douaniers Indiens me regardent surpris de voir un étranger dans un état aussi crade. Ensuite, on m’indique la direction de la frontière. Deux pauvres petites barrières en bois et un militaire non armé qui fait la sieste dans son hamac et enfin je suis au Népal… Un homme, café à la main, me fait signe de le rejoindre dans une petite maison, je réalise que c’est un douanier népalais qui s’occupe des demandes de visas. Je remplis un formulaire que j’essaye de ne pas salir à cause de la crasse que je colporte.

Dans un premier temps j’ai du mal à réaliser que j’ai déjà passé la frontière, trop facile, trop rapide, mais bon… J’essaye donc de trouver une station de bus qui me permettra de rejoindre Pokhara dans la même journée, et la chance me sourit je rencontre un hôtelier dans la rue qui me démarche et me propose un bus à 10H pour un prix qui me convient. Ce dernier m’autorise à prendre une douche à son hôtel avant de partir pour Pokhara.

Propre et ayant pris le temps d’un petit déjeuner, je suis requinqué !

J’embarque donc pour 6H de route qui se fera en un éclair dans un bus avec de bonnes suspensions, sur une belle route et avec de l’air frais. Après une route et une sieste de 6H, j’arrive à Pokhara.

Une ville touristique mais charmante et calme, de plus la fraicheur joue en ma faveur et me fait un bien fou.

Moi et mes deux sacs, je pars à pied en direction de mon hôtel sur mon chemin je vois que le plus gros des boutiques dans cette ville sont principalement pour les randonneurs ! Parfait pour moi car je n’ai aucuns vêtements pour la montagne ! J’arrive à l’hôtel ou j’ai réservé 3 nuits en dortoir. J’en profite ainsi pour faire le plein durant ces trois jours et planifier les différentes possibilités pour faire le trek des Annapurna, j’achète également mon permis d’entrer dans la réserve des Annapurna pour une durée de 17 jours pour 3000roupies Népalais (23€).

Au fil de tout cela, de discussions avec d’autres trekkeurs et de par la saison qui équivaut à l’été en France, je décide de partir seul et de fixer mon retour à Pokhara le 14 Juillet.

Et c’est ainsi que je démarre cette aventure en solo. J’embarque à bord d’un bus local pour me rendre à Bésisahar. (Petite ville à proximité de la réserve)

J’y passerai la nuit afin de prendre une jeep le lendemain matin qui me débarquera dans le petit village de Chamje ! Ou je trouve un petit hôtel tous en bois dont une petite famille s’occupe.

J’y passe une nuit et décide d’attaquer le trek officiellement le lendemain matin !

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