• Sylvain Freulon

Jaisalmer: la vie dans un desert. Partie3


De retour dans le désert en compagnie de mon traducteur afin de rencontrer celui que l’on a surnommé « Camel Man ». Un éleveur ayant plus de 100 dromadaires.

Nous l’avions rencontrée la vielle, se reposant sous l’ombre d’un arbre et ce dernier après lui avoir tiré le portrait et au fil de la discussion nous a invité à assister à la traite du lait de ces dromadaires.

Nous le retrouvons donc en compagnie d’un de ses amis et ses commis et nous indique que l’on doit garer nos motos à l’ombre d’une dune de sable. Les motos en place, nous escaladons la dune qui doit bien faire 10m de haut. Les pieds s’enfonçant dans le sable, j’atteins finalement la cime, le soleil, devant moi, arrivant bientôt au crépuscule et me laissant admirer un paysage aride et sableux peuplé de quelques dromadaires adultes éparpillé et au loin, un très gros arbre auquel semble se trouver un enclos autour du tronc.

Je descends la dune et plusieurs enfants courent vers moi, tous me parlent avec le sourire en Hindi mais la conversation est impossible. Je file voir les dromadaires de plus près qui ne semblent pas effaroucher de ma présence, suivis de tous les gosses derrière moi.

En me rapprochant de l’enclos autour de l’arbre j’entends un son fort et guttural. Et une fois à côté de l’enclos, je constate que ce sont au moins une cinquantaine de petits chamelons qui sont tous parqués à l’intérieur et tous appellent leurs mères.

La séance de traite va commencer le Camel Man attend que la plupart des femelles se regroupent en attendant leurs petits.

En réalité un dromadaire ne se laisse pas si facilement prendre du lait de la part des humains. Ils vont donc libérer un à un les petits qui vont aller chercher leur mère pour venir téter. L’éleveur va laisser le bébé téter quelques minutes pour ensuite prendre la place du petit et ils vont traire en seulement 1 ou 2 minutes la femelle qui se laisse faire.

Sauf les femelles les plus jeunes qui se font traire pour la première fois.

En moyenne, l’éleveur de dromadaire m’a dit qu’il fait la traite le matin et le soir, il récolterait sur l’ensemble de son troupeau (50 femelles) 200kg de lait par journée de traite.

Le lait de dromadaire est une denrée rare, d’autant plus qu’il n’est pas donné d’acheter un dromadaire, 45 000 Roupies un jeune adulte soit 565€.

J’ai eu l’occasion de boire de ce lait, son gout était légèrement plus sucré que du lait normal.

Après la traite, l’éleveur laisse les femelles tranquilles et laisse leur bébé téter…

Ce fut ma dernière soirée avant de prendre un train pour Varanasi, ma dernière étape Indienne avant le Népal.

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