• Sylvain Freulon

Jaisalmer: la vie dans un desert. Partie2


Les deux semaines passées à Jaisalmer m’auront permis de réaliser une série de portraits.

En effet j’ai rencontré une diversité de personnes issues de différents villages, différentes confessions, différentes castes.

J’ai eu la chance de rencontrer un Indien de Jaisalmer qui a accepté de m’accompagner en tant que guide et traducteur.

J’ai rencontré en majorité des personnes Hindouistes avec des turbans de couleurs et ce qui pour moi est à l’image de l’Inde « La big moustache » et que chaque personne avant d’être photographié prenait le soin de boucler avec le bout des doigts les extrémités.

Ceux arborant un turban de couleur sont Hindouiste tandis que les possesseurs de turban blanc (dans la majorité des cas) sont musulmans, comme ceux présentés ci-dessous.

Ce berger musulman (turban blanc) mangeait sous l’ombre d’un arbre tout en gardant ses chèvres. La température avait dépassé les 50°

Il y’a également une caste que j’ai eu l’occasion de rencontrer et qui sont surnommée « les gipsys » par les locaux, autrement dit des nomades qui se déplacent au fil des saisons, qui vivent de la cueillette et de petits boulots dur comme celui de casser des cailloux pour les revendre aux entreprises de construction.

Tandis que certains sont resté nomades, d’autres se sédentarisent et leurs villages sont parfaitement reconnaissables. Faits de terres et décorée de motifs de couleurs peint à la main.

En arrivant dans ce village j’ai assisté à la confection du matériau (la chaux) par une mère et sa fille qui servira à l’extension de leur maison.

Il est plutôt utile d’acheter des bonbons ou autres gourmandises en ville afin de pouvoir les distribuer aux enfants dans les villages qui se regroupent tous sourires et avec une grande curiosité tout autour de vous !

Comme ci-dessous, tout en prenant garde à ne rien laisser dans ses poches car certains ont les mains qui se faufilent. Une petite anecdote concernant les enfants en Indes.  La vie dans ce pays est rude et j’ai rencontré bon nombre d’enfants très pauvres dans des conditions de vies terribles. Hauts comme trois pommes et certains avaient un regard qui était très loin d’être celui d’un enfant innocent mais plutôt celui d’un adulte malicieux qui vous regarde plus comme un objet qu’un être humain et qui adopte un ton qui peut être déroutant pour un étranger.

Dans les petits villages on peut voir des lits placés en extérieur, tout simplement car la chaleur excessive ne permet pas de dormir en intérieur. Et comme le désert est très venteux les nuits y sont agréables. La preuve par les éoliennes en arrière plans.

Mes rencontres indiennes auront été musicales également !

A commencer par cette petite famille dont les parents sont tous deux musiciens qui se représentent à des mariages ou festivités autres.

J’ai eu droit à un morceau de Rudravîna, un instrument à cordes qui se joue comme du violon.

Par cette petite famille et ce vieil homme qui a joué devant le mur de sa maison.

J’ai également rencontré un vieux joueur de flute qui m’a fait lui aussi sa démonstration.

Le dernier village visité fut proche de là de la frontière Pakistanaise dans un village musulman, c’est grâce à mon traducteur que j’ai pu accéder à ce village où les habitants n’avaient jamais vu de touristes car ces derniers ont trop peur des tensions entre ces deux pays. Je fus craintif au sujet de ma sécurité dans un premier temps et quand j’ai vu l’accueil que m’ont réservé les habitants, je fus rassuré !  

Comme toujours les enfants on courut vers moi, tous sourire et plein de curiosité, aucun n’ont tenté de me faire les poches et ces derniers paraissaient plus sages et polis que le village précédent.

La famille m’a servi un thé Massala dans leur maison et malgré le fait qu’ils ne parlaient pas un mot d’anglais mon traducteur m’a permis de converser aisément avec eux !

Ces derniers m’ont dit qu’ils vivaient principalement en autosuffisance de leurs cultures et que les femmes assuraient les revenus avec la couture. Et envoyait leur travail à Jaisalmer à des revendeurs Indiens !

C’est à ce moment qu’ils m’ont avoué qu’ils n’ont pas la nationalité Indienne, qu’ils sont Pakistanais, ils vivent donc en illégalité, cachés sur le territoire Indien pour fuir des tensions qui ont lieu au Pakistan. De plus la sécheresse n’arrangeait pas leurs situations. Les cultures n’étaient pas suffisantes à cause du manque d’eau. Ces derniers sont donc obligés d’acheter du riz et de l’eau en bombonne ! Et l’éducation des enfants passe à la trappe ! Bref des conditions qui ne sont vraiment pas favorables à un avenir !

De retour vers Jaisalmer qui était à 50KLM de routes de nombreux autres portraits auront été réalisé.

Nous croisons un vieil homme se reposant à l’ombre d’un arbre et qui se dit éleveur de dromadaires. Il prétend avoir 100 dromadaires dons la moitié serait des petits chamelons. Ce dernier nous invites à assister le lendemain, au coucher du soleil dans le désert à la traite du lait.

Nous acceptons l’invitation et nous rendrons donc le lendemain assister à cela !

A suivre…

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