• Sylvain Freulon

Inde : Khajurâho (État du Madhya Pradesh)


Après un trajet de nuit au départ de New Delhi, j’arrive à Khajurâho en milieux de matinée, petite ville semi-touristique seulement visitée pour ses temples dédiés au Kâma-Sûtra et d’où la pratique est née !

Après une nuit plutôt chaotique dans ce train 3ème classe climatisé avec une couchette située près des toilettes et dont le passage a été quasi régulier durant la nuit, je finis par me réveiller avec un mal de crâne !

Mais bon, 2h plus tard j’arrive à la gare de Khajurâho avec mon compagnon de voyage Indien. Son frère nous attend en voiture à l’extérieur et nous nous dirigeons vers la ville. Ou je vais être hébergé dans leurs familles le temps de tester la moto et y faire les réparations nécessaires. La vie dans cette petite ville y est au ralenti car c’est la saison basse en cette période, pas de touristes.

Je commence par tester la moto qui me convient déjà et commence à faire part au vendeur de ce qui ne va pas et doit être réparée à ses frais ! Ainsi je commence à gouter au quotidien des Indiens dans une humble maison équipé d’un énorme ventilo, placé à la fenêtre, une sorte de gros caisson avec un bac de rétention contenant de l’eau pour rafraichir tout le salon, ce fut un peu rudimentaire mais pas insurmontable ! Le pire pour moi fut les toilettes, pas de papier, pas de douchettes ! (Autant ne pas rentrer dans les détails !) Pour ce qui est de la nourriture, tout était parfait, quoiqu’un peu épicée. Si vous ne supportez pas les épices ne demandez pas « un peu » car en réalité ce sera beaucoup !

Le matin je prenais le thé avec les anciens. Le thé Massala qui est très célèbre en Inde. Un thé noir avec du lait dans lequel on dispose l’épice Massala.

(J’écris en ce moment depuis Katmandou au Népal et j’en bois quasiment tous les jours depuis !)

J’observe le rituel matinal des gens qui donnent à manger aux animaux, les vaches, les chiens et les…sangliers !

Les vaches sont sacrées en Inde de ce fait elles n’ont pas de propriétaire et c’est pourquoi les habitants en prennent soins (plus ou moins biens). Mais tous les jours ce sont les mêmes vaches qui viennent réclamer leurs nourritures aux mêmes portes. Et les habitants veillent à ce que les vaches des autres quartiers réclament dans leur quartier!

Même histoire pour les chiens, ils n’ont pas de maitre et sont totalement libres, mais eux aussi ont leurs habitudes et leurs rôles à tenir. Ce sont les chiens de garde qui sont non pas censés protéger une maison mais le quartier en échange de nourriture quotidienne de la part des habitants.

Tout comme les sangliers qui ont un rôle moins cool… Poubelle ambulante. Certains n’ont aucun scrupule à jeter des petites barquettes en plastique ou aluminium aux sangliers.

La première fois que j’en ai croisé, j’ai été quelque peu surpris de voir qu’ils ne sont vraiment pas farouches.

Ma moto chez le mécano, j’en profite pour visiter les temples de Khajurâho. Au total le complexe comporte 22 grands temples sur 1130 qui ont été détruit lors des conquêtes islamiques et au fil des siècles.

Les structures comportent en façades des milliers de sculptures faisant l’éloge du Kâma-Sûtra et arborant des personnages dans des positions…disons acrobatiques ! Les temples les plus anciens auraient été érigés en 922.

Il m’a été donné la chance de pouvoir assister à un mariage. Principalement au repas qui selon moi ressemble plus à une kermesse de fin d’année. Les mariées procèdent à plusieurs rituels préparatifs avant de se rendre au lieu de célébration. C’est pourquoi l’espace de festivité et le repas peuvent ouvrir à 20H et les mariées ne viendront sur place qu'à partir de 2H 3H du matin pour s’assoirs sur une scène, se voir offrir des cadeaux et se prendre en photo avec les invités. C’est pourquoi certaines personnes ne viennent que pour le diner-buffet et repartent sans voir les mariées.

Le plus festif aura finalement été le cortège qui aura démarré à minuit, de l’habitation des mariées jusqu’à la scène.

Le marié arrive à cheval sous le son d’une musique traditionnelle émise depuis un char mêlé à un son populaire Indien moderne sur un autre char.

Le lendemain ma moto fut prête et moi aussi pour prendre la route, j’ai attaché mon sac à l’arrière de ma moto à l’aide d’une corde et j’ai commencé le début d’un long voyage sous une chaleur caniculaire et une route infernale et dangereuse en direction de la ville de Orccha.

la suite très bientot!!!

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