• Sylvain Freulon

En moto de Jaipur à Jodphur!


Au départ de Agra à 6H du matin, je sangle mon sac à l'arrière de ma moto, mon compagnon de route allemand fait de même ! Une fois sur la route, c'est déjà la cohue en ville et le fait d'être constamment vigilant de tous ce qui peut venir autour de nous rend la chaleur (qui est déjà là) insupportable. Notre première étape avant d'arriver à Jodhpur, est Jaipur, une ville aussi grosse que Agra et qui est considéré comme la capitale du Rajasthan. C'est l'Allemand qui mène la route, je me contente, ou bien... j'essaye de le suivre, lui et sa Royal Enfield Thunderbird de 350cc. Je sens déjà chez lui l'expérience des routes Indiennes.

La route fut plus rapide que les autres fois en dehors de Agra, belle et droite, mais avec toujours autant de circulation et d'imprévus, animaux, queue de poisson, des camions et des voitures qui n'ont que faire de la présence de motos sur la route.

J’ai également failli me prendre un enjoliver qui s'est décroché de sa roue en pleine tête, malgré mon casque, ça aurait pu faire mal, voir me faire tomber et au milieu de cette circulation dense et rapides, cela aurait été fatal !!!

Nous arrivons à Jaipur et je constate, les yeux écarquillés, que nous allons devoir faire face à une circulation monstrueuse, nous nous engageons dans un embouteillage peuplé de motos, camions et voitures qui malgré la densité de véhicules arrivent à avancer et zigzaguer sans se rentrer dedans... enfin presque ! Je me fais couper la route et klaxonner de nombreuses fois, je me vois dans l'obligation de faire de même car ici on n'obtient rien sans forcer le passage !

Au feu rouge trois enfants âgés entre 6 et 10 ans, qui mendies auprès des véhicules, quand soudain ils nous repèrent, le feu indiquant les secondes restantes (1 minute à ce moment) je me sens impuissant face à ces enfants qui sont à griller pied nue dans les embouteillages et n'ayant pas accès à mon portefeuille, je ne pouvais vraiment rien faire hormis lui dire que je n'avais pas d'argent. L'un d'eux commence à regarder s’il y'avait un accès à mon sac à dos et je lui dis et fais signe d'arrêter tout de suite tandis qu'un autre s'amuse avec mon accélérateur...

Plus que 10 secondes. Je leurs dis en haussant le ton de partir et ils ne veulent pas... Je décide donc de leur faire peur en faisant gronder ma moto et en la bougeant brusquement sans prendre le risque de leur faire mal mais de les éloigner de la circulation le plus vite possible.

Après 250KLM, plusieurs zigzags et coups de klaxons, nous arrivons à l’hôtel !

S'ensuit une longue sieste, le soleil est déjà tombé et la chaleur ne me donne pas envie de sortir...

C'est donc le lendemain que je décide d'explorer Jaipur aussi surnommé "la ville rose" et qui n'était pourtant pas de cette couleur à sa création. Mais le rose étant la couleur symbolique de bienvenue, Jaipur a été entièrement repeinte de cette couleur à l'occasion de la visite du Prince Albert en 1876. Jaipur est une grosse ville, cet aspect rose n'est visible que dans le vieux quartier.

Le principal monument de Jaipur est le Hawa Mahal alias "le palais des vents"

La forme de l'édifice se veut symbolisé la couronne du dieu Hindou Krishna.

Malheureusement la chaleur encore me rebute à l'exploration de la ville.

Le lendemain la route pour ma prochaine destination m'attendait, Pushkar !

C'est reparti pour 150KLM et 50°. Mais cette fois je fus malade (les toilettes sont mes amis !) avant de prendre la route. De ce fait, je préférai rester dormir et rejoindre l'Allemand plus tard dans la journée ! Il prend donc la route à 6H du matin et moi à 9H.

Mal au ventre et nauséeux, j'étais déterminée à prendre la route, mais non sans difficulté. Le trajet pour Pushkar fut plus rudimentaire et poussiéreux qu'auparavant, je constate que je m'approche des portes du désert.

Après avoir parcouru les 150KLM, je retrouve l'Allemand à l'hôtel qui me sert le café au rooftoop. De par la saison basse nous sommes les seuls résidents dans l'établissement, pourtant énorme !

Typique du désert, les vents forts se font sentir emportant avec lui une fine couche de poussière qui de loin ressemble à du brouillard. Pushkar, la chaleur et la maladie qui s'éternisent ne m’auront permis de profiter que de quelques rues et d'un magnifique coucher de soleil.

Le lendemain c'est reparti ! Direction Jodhpur, alias "la ville bleue" ou "cité du soleil". Dans le vieux quartier, autrefois, les habitations peintes en bleue désignèrent l'appartenance à la caste des Brahmanes ou tout simplement pour des raisons pratiquent comme repousser les moustiques ou se protéger de la chaleur !

La route pour Jodhpur fut cabossée. Et horriblement brulante. Nous nous arrêtâmes dans un petit village, où, en à peine 10 secondes, nos motos furent entourées par une bonnes dizaine de gosses qui viennent tous pour observer les étranges étrangers. Je décide d'acheter une bouteille dans un des rares boui-boui qui en vend dans le secteur. Tout en gardant un oeil sur les motos. 10 roupies, j'ouvre la bouteille, bois une gorgée quand soudain une odeur nauséabonde me prend les narines, puis plus rien...

Je rebois une gorgée et ressens la même odeur, puis plus rien...

Je renifle le goulot de ma bouteille et me rend compte que c'est mon eau qui pue ! Erreur de débutant, toujours vérifié si la bouteille était déjà bien fermée car je pense que j'ai bu une eau reconditionnée issue de je ne sais où ! Le mal étant fait, j'abandonne ma bouteille et reprend la route !

130KLM parcouru ! Moi et mon compagnon de route Allemand entrons dans Jodhpur.

Notre hôtel se situait dans la vieille ville à l'inverse des grandes avenues de Jaipur, sa voisine bleue est truffée de petites ruelles avec une circulation dense et des rues bouchées par des vaches en pleines sieste.

Etant toujours un peu malade depuis Jaipur. Je passerai quelques jours cloitrés à l'hôtel pour me soigner et je pense que la bouteille d'eau nauséabonde n'avait pas arrangé mon cas. Entretemps j'ai souhaité le bon retour au bercail à mon ami Allemand qui dont le départ de depuis Delhi était proche.

Le lendemain de son départ, la santé est de retour et j'explore la ville. Je constate que quelques maisons sont bleues mais toutes sont dans la vieille ville et éparpillées.

Mais ce quartier comporte sutout des batiments millénaires qui ont traverser les siècles et qui comportrent une architecture pleines de détails!

Pour moi ce qui symbolise le plus la ville est sont fort, le fort de Merhangar, gigantesque et imposante structure surplombant du haut de ses 122M toute la cité ! Construit par le fondateur de la ville Rao Jodha en 1459 et transformé sous sa forme actuelle en 1638-1678.

et non loin de la vieille ville je pris le temps d'explorer Sardar Market, le marché de la vieille ville disposé autour de la place de l'horloge (un mini Big Ben indien)

Mais encore une fois la chaleur aura été vraiment insupportable et rendit l'exploration complète, juste impossible.

La suite du voyage se déroulera non loin de la frontière Pakistanaise… Jaisalmer !

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