• Sylvain Freulon

De Chamje (1500m) à Daraphani (2160m)


Pour ma première journée de trek j’ai mis le réveil à 5H. Pour finalement partir à 8h30 car la pluie était au RDV.

Je démarre donc le trek des Annapurna seul, depuis le petit village de Chamje située à 1500m d’altitude. Les premiers pas se font tranquillement dans la fraicheur brumeuse et humide, dans un paysage de montagnes verdoyantes, je descends près de la rivière qui est torrentielle et boueuse. Torrent qui est alimenté en amont par la fonte des glaces sur les sommets et les nombreuses cascades qui jonchent les falaises.

Je traverse un pont suspendu en métal qui me laisse admirer la force du torrent.

Je me sens déjà tout petit et craintif au milieu de cette immensité. Et dans ma tête je repense encore à certaines conversations me précisant qu’il est beaucoup plus prudent d’avoir un guide avec soi, ou d’être accompagné d’un autre trekkeur, car sans connaissance du terrain, du balisage, des risques, c’est de l’inconscience !

Pour l’instant je longe la rivière qui se fait entendre à mes côtés sur le petit sentier de terre, qui comporte des balises rouges et blanches.

Ma première étape est le petit village de Tal qui est à 6 klm et 1h30 de marche. Mais il me faut 2H pour apercevoir Tal, j’ai perdu l’habitude de marcher à cause de la moto en Inde, de 1500m d’altitude, je passe à 1700m.

Tal est un village situé dans une vallée encerclée par les montagnes et qui est dangereusement longé par la rivière, j’imagine que ce genre d’endroit est dangereux en cas d’une coulée de boue. Il est 10h30, je marche dans une rue, surement la seule du village, et je constate qu’il y’a de nombreuses Guesthousses toutes faite de pierres et de bois et toutes peintes d’une couleur pétante.

Je prends donc le temps de m’arrêter pour manger dans l’une de ces guesthousse, une omelette avec une généreuse portion de pomme de terre au curry, avec un petit verre de thé Massala qui est parfait pour protéger la gorge, qui est mon point sensible !

J’achète des biscuits pour la route et je ne tarde pas à partir suite à la route qui m’attend.

6 klm à faire en direction de Daraphani.

A la sortie de Tal, je croise une petite structure, des moulins à prières, censé porter chance aux pèlerins, sherpas et voyageurs pour leur route !

Je prends le temps pour marcher car la digestion me gêne. De temps en temps, je marque un arrêt afin de faire quelques photos et contemple en silence les lieux en écoutant le son du torrent.

Quand soudain, je me retourne pris par surprise, car dans mon dos attend un chien, agitant la queue avec un air débonnaire. Ne voyant pas de problème, je me penche pour le caresser et lui donne un de mes biscuits.

Et c’est ainsi que je continue la marche pour Daraphani avec mon compagnon canin qui se décide à me suivre.

Après plusieurs klm de sentiers et de ponts suspendues, surplombant le torrent, le chien m’abandonna pour un autre camarade canin qui était dans les environs, à proximité de Karte, un village qui est situé à 1klm de Daraphani et il faut franchir un autre pont pour y accéder !

Je m’y arrête le temps d’une pause Massala et regarde ma carte.

En 45 minutes j’aperçois Daraphani. Dernière traversée de pont et même contexte et structure que Tal, je choisis une guesthousse sur ma route et prends la dernière du village, (à la sortie) Tibetan Guesthousse.

Comme c’est la basse saison certains hôtels guesthousse sont fermés, celui-ci était clairement vide mais pas inoccupé ! J’entre dans la cour, observe la structure de bois et de pierre et devant moi un chien, encore ! Une boule de poils blanche qui me regarde en se demandant s’il doit me sauter dessus ou non !

Je fais un pas en sa direction et il coure vers moi, s’ensuivront 10 minutes de folie canines. Je peine à m’en défaire quand la réceptionniste vient me voir. Ne parlant pas un mot d’anglais elle écrit sur son carnet le prix d’une nuit, 300 roupies 2€.

J’entre dans la chambre située au flanc d’une falaise et j’observe une pièce sans isolation quelconque, juste du bois, avec une fenêtre donnant sur le torrent qui est à 10m en bas et qui laisse pénétrer un son constant dans la chambre, mais pas désagréable. Et c’est ainsi que je termine ma première journée de trek à 2160 mètres d'altitude.

Avec le chien de l’hôtel qui m’aura collé au basque de mon arrivée, au diner et qui aura dormi devant la porte de ma chambre toutes la nuit.

Je suis déjà fatigué, mais la motivation est intact et pourtant ce qui mattend pour les prochains jours seront plus rudes...beaucoup plus rudes que cette journée!!!

A suivre...

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