• Sylvain Freulon

Ha Giang: Itinéraire à motobike: PARTIE 1


La destination de plus en plus prisée au Vietnam pour les voyageurs à Motos ou en solo à la recherche d’authenticité loin des tumultes du tourisme !

Une vingtaine d’ethnies peuples cette province dont les plus connu, le peuple Hmong ! Malheureusement cette province qui est certes, magnifique par ces immenses montagnes et massif karstique, ses paysages à couper le souffle et sa richesse culturelle est aussi la plus pauvres de tout le pays économiquement, tout comme Kon Tum la principale activité reste dans le domaine agricole.

24 Janvier : 6h je me lève et quitte mon dortoir à Ha Giang pour prendre un minibus local pour 4 heure de route qui m’emmènera le plus au nord dans le district de Dong Van.

Pour le trajet heureusement que j’ai l’estomac suffisamment solide ; le minibus est chargé jusqu’au toit et je compte plus de personnes que de place assise, je suis installé tout derrière avec des bagages entreposés en hauteur derrières mon siège menaçant de me chuter dessus au moindre gros coup de frein à l’extérieur la brume est si dense qu’on y vois pas à plus de 10m sur la route mais je devine un énorme dénivelé à ma gauche et à peine la place pour laisser passer une motobikes, certains locaux qui n’ont pas l’habitude de voyager me font entendre leur plus belle vocalise en ouvrant la fenêtre et régurgitant le repas sur la route et la carrosserie au passage.

Malgré cela j’arrive à bon port en début d’après-midi et la brume commence à se dissiper.

La petite ville de Dong Van (du même nom que le district) est situé au milieux d’une vallée entourée de montagnes, cette ville sert de base au voyageurs comme moi ou ceux à moto afin de rester ici plusieurs jours permettant ainsi de visiter plus efficacement les alentours de la province.

Il était déjà 17H et donc inutile de louer une motobike facturée à la journée pour seulement quelques heures, je décide donc de marcher et de prendre de la hauteur dans les montagnes à côté d’on l’une porte une forteresse Française ou ce qu’il en reste ! J'ai pu ainsi admirer ce qui fut presque un coucher de soleil perçant une dernière fois la grisaille et constate une fois redescendu que les habitants se couchent à l’heure du soleil 17H40 en cette période ! je termine la soirée en dégustant un « Bun Pho Cha »

Le lendemain on me laisse une Motobike semi-automatique pour 200 000 milles Dongs avec le réservoir vide…

Je me suis fixé pour objectif de voir le point le plus au nord sur la carte du Vietnam ! Le froid est prenant, équipée d’un écharpe, sweet, blouson, jeans, chaussure de rando et mitaines, 10° quelque peu brumeux en matinée, mais ma vision porte suffisamment loin pour constater la grandeur des montagnes ou je roule et le ravin à ma gauche qui ne laisse pas le droit à l’erreur de conduite ! Les camions, les culs de poules, les épingles à cheveux non signalée, un cocktail accidentel !

Plus que 1 petit kilomètre en traversant un chantier et voici la tour de Lung Cu dressant son Drapeau non loin de la frontière chinoise.

Au pied de la tour après avoir grimpé toute une série de marches je constate une large superficie de champ, de rizières et de petit villages plantés en plein milieux.

Je redescends et parviens à pied dans l’un deux ! Je perçois une rigidité dans le caractère des gens que je croise ! Je me fends en les croisant de mon plus grand sourire que j’obtiens en retour ainsi que des « Hello » de la part des gamins tandis que d’autre me paraissent intimidé…

A l’entrer d’un village, je vois un petit singe avec une chainette autour du coup attaché à un piquet en bambou s'acharnant sur un épi de mais! (je suppose évidemment qu’il n’est pas à sa place ici) !

Les maisons de terre cuite sont nombreuses ici et font partit de l’architecture traditionnel.

A déambuler dans les petites rues de ces villages et c’est surtout les enfants que je croise le plus souvent ainsi que tout type d’animaux de ferme pendant que

A la sortie j'ai croisé ce gamin jouant avec des petits chiots, il devait surememt trainer un rhume depuis plusieurs mois, mais malheureusement l'accès au soin est difficile et de ce fait ils ne se soignent jamais!

Dans les grandes villes, les marchés ont pour habitude de commencer très tôt peu avant le lever du soleil pour durer éventuellement jusqu’au coucher. Tandis que à Lung Cu ils se préparent très tôt avant le lever de soleil pour se terminer peu avant midi. La différence avec les marchés du reste du pays c’est l’absence du célèbre chapeau Vietnamien, ici ce sont les tenues traditionnelles des différentes ethnies présentes au marché.

Non-loin, je décide de m’arrêter à ce qui ressemble à un restaurant dans une structure en tôle similaire à un préau dans ces mêmes lieux je vois plusieurs personnes patientant autour de travailleurs, mangeant des petits cubes de riz. Dans un premier ils broient le riz afin d’obtenir une poudre, poudre qui sera humidifié pour ressembler à une pâte qui sera ensuite versé dans une machine la solidifiant et ressortant la pâte de riz sous forme de lingot. Je réalise plus tard en mangeant encore un « Bun Pho Cha » que les nouilles de riz présentent de mon bouillon sont issue de ces mêmes lingots.

Je comprends plus tard en tentant de prendre les travailleurs en photos qu’ils sont réellement intimidés, c’est donc avec un peu d’insistance dans le langage des signes et en étant toujours le plus souriant possible que l’on va au-delà des barrières du langage (de plus le peu de Viêt que je parle ne me servira à rien ici, car tous ont leurs dialectes issus de leurs ethnies) à tel point qu’ils vont tous prendre plaisir à se faire prendre en photos.

A seulement quelque Klm de là se trouve le point le plus au nord de la carte du Vietnam.

Je pense que peu de personne se rende sur place vu l’état de la route abrupte, parsemé de quelques petits villages situés sur des flancs de falaise dont quelques maisons sont en chantier et le peu de place dont dispose les ouvriers pour leur matériel et faire leur ciment, ils l’étalent sur la route ! Devant moi se dresse ce genre d’impasse les ouvriers ont étalés leurs sable et ciment sur la route et me font signe de traverser malgré tout, je manque de m’embourber et de fini par traverser les godasses pleines de ciment.

Plus loin toujours un flanc de falaise je réalise la dangerosité d’un éboulement, ma route est bloqué par au moins une bonne tonne de roches devant moi et m’incite à prendre une autre direction !

Enfin le deuxième plus grand pays au monde se montre à ma gauche sur une petite route vertigineuse descendant vers une gorge ou coule une rivière du nom de « Sông Nho Quê ». Au bout de la route un petit belvédère a été installée avec une petite stèle indiquant les coordonnées géographiques. Juste devant la stèle... La Chine

à gauche le Vietnam, à droite la Chine!

Hormis une légère sensation d’être surveillé dont j’ai plus ou moins eu la preuve suite à la suppression d’une publication vidéo qui me paraissait pourtant anodine suivi d’un compte bloqué pendant plusieurs heures…

Ça n’en reste pas moins une expérience intéressante que de voir ce pays si difficilement visitable et pourtant si proche ! La vidéo en question ;)

En redescendant à Lung Cu, je me perds volontairement dans un village en tentant du mieux possible la conversation ; J’ai réussi avec quelques adultes mais ce fut une franche réussite avec les enfants…

J’arrive de façon débonnaire en les prenant en photos dans un premier ils sont intimidés et dans un second je leur montre la photo sur mon appareil et là c’est l’euphorie ! Plusieurs fois de suite ils me redemanderont de les prendre en photo.

Je m’engouffre plus loin dans un chemin très sinueux menant vers des plantations en terrasses et une scène moins attendrissante apparut, je vois un enfant qui parait avoir 10 ans tout juste, à porter des branchages aussi, voire plus lourds que lui, avec des traits montrant une fatigue similaire à celle d’un adulte. Ce genre de moment provoque un cas de conscience et bien que je l’ai déjà réalisé, s’immisce dans mes pensées et me fait comprendre à quel point j’ai eu une enfance dorée et d’être né dans un pays ou là vie de la classe pauvres (Hormis les SDF) française est similaires à celle de la classe très aisée Vietnamiennes, toute ma vie par rapport à ce gosse, j’ai finalement vécu comme un roi dans un confort routinier proche de la gloutonneries et du nombrilisme, amenant à ne jamais être satisfait de tous les biens matériels, les acquis et les nombreuse opportunités loupé.

J’ai rencontré de nombreuse personne qui ont un toit, de l’éducation, une bonne santé ou dans le cas contraire qui ont accès aux soin avec une facilité plus raisonnable que la moyenne mondiale qui ne l’a pas du tout. On me disait trop déconnecter des réalités au retour de mon premier voyage quand je faisais part de mon point de vue face à certain qui se plaignait de leurs petites misères quotidiennes en France et me rétorquait que le contexte n’est pas le même, je pense plutôt le contraire que je suis maintenant trop connecter et qu’il serait hypocrite d’être d’accord et de revoir l’image de ce gamin.

J’ai vu une personne en France se plaignant de sa vie ne pouvant changer son canapé, malgré un salaire lui permettant de manger à sa faim et de prendre des vacances et se qualifie de vivre dans la misère alors que ce gosse bossant très probablement du lundi au dimanche me fixait le dos contre le mur la respiration détruite par son escalade, malgré son regard terrassé par la fatigue je sentis son envie d’être à ma place. Je pense que ce genre malaise chez un voyageur doit inciter à la remise en question sur ses propres conditions et nous faire comprendre que malgré qu’on soit au courant de la misère dans le monde par le biais de la télévision ou article de presse, quand on y est réellement confrontée, il est impossible de ne pas voir les chosent différemment.

Ce que je pense être sa grand-mère passe devant moi exténuée par l’effort avec un chargement énorme m'offre pourtant un sourire de bienvenu au passage !

Malgré cette misère et leur dur labeur ses gens sont très accueillants, souriants et ravis de pouvoir tenter de converser avec des étrangers tout comme ce pécheur à main nue fier de me montrer sa prise.

Sur cette photo se sont sont des tresseuse de fil de chanvre, c'est avec cela qu'il font leur vetements.

La route du retour vers Dong Van m’offre des panoramas à couper le souffle dominant les montagnes pour finir sur un coucher de soleil sur les site Karstique !

Et ces ainsi que se termine cette première partie de l’article forte en émotions et leçons de vie!

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