• Sylvain Freulon

Phú Quốc


10 Janvier: Je laisse l'authentique et méconnue île de Nam Du pour visiter la très connue et touristique île de Phú Quôc. Cette île de 574km2 appartenait autrefois au Cambodge elle l'est restée jusqu'au déclin de ce dernier au XVIIIe siècle. l'île maintenant appartient définitivement au Vietnam. Elle est connue également pour ses plages paradisiaques, et son parc national occupant la quasi-majorité du nord de l'île et habritant une faune et une flore diversifiée. L'île est connue pour sa race de chiens "Chiens de Phú Quôc" originaires de l'île, leurs particularités est d'avoir une crête sur le dos ainsi qu'une intelligence très développée.

À la sortie du ferry, le pied à peine posé sur les quais les taxis motobikes courent me voir en tentant de me vendre leurs services "where you go?" me disent-t'ils tous en même temps en me proposant des destinations toutes hors de prix pour 200 000 à 300 000 la course! Je leur réponds "nam muoi ngan (50 000dongs) for go city? OK ?" beaucoup se sauve à l'annonce de mon prix seul le plus "désespéré" mais tout sourire a l'air intéressé ! Je monte donc sur sa motobikes semi-automatique pour une course effrénée a difficilement 30kmh, mon pilote tente sans succès de communiquer en mélangeant anglais et Viêt "where euh...ban den tu dau ?" (d'où viens-tu ?) bêtement je lui réponds "euh... Ok 👍!" Pendant ce temps, le gps m'indique 20 minutes pour 14km, je mis en réalité 40 minutes pour atteindre ma destination.

Enfin sur place et ayant trouvé un hôtel je commence à me déplacer en ville, à vagabonder dans le marché de nuit qui contrairement à Nam Du est bondé de touristes mais n'est néanmoins pas inintéressant si vous êtes lassés de la nourriture locale, pizzerias et autres restaurants étrangers ne manquent pas.

Le lendemain de bon matin je loue une motobike et décide de faire le tour de l'île contraire à Nam Du il faut 2, voir 3 jours pour correctement explorer tout les environs de Phú Quôc. Hormis une grande voie express faisant le tour de l'île, les très nombreux ressorts et chantiers de futurs ressorts privatisant tout les accès aux plages, je fais toute la côte Ouest sans voir la mer et tout ce qui ferait la beauté naturelle d'une île. En remontant la côte Est, la voie express est toujours la mais je traverse de nombreux villages et remonte vers la plus "belle plage du Vietnam", palmiers, plage de sable blanc, restaurants, touristes et déchets jonchent la plage, surtout celle qui se trouve à quelques km plus loin qui récupère toutes les ordures.

Non loin de cette plage je remonte une route ou je double plusieurs cars touristiques et découvre une énorme pagode surplombant la mer, je gare ma motobike et me dépêche de rentrer visiter les lieux seul profitant de la quiétude du temples avant l'arrivée des bruyants troupeaux de touristes.

Après cela je voyage vers le nord le long du parc national et me fais accoster pour manger et boire de l'alcool de riz avec des locaux, sans excès bien sûr ! Je traverse des villages authentiques de pécheurs mais ne constate pas le même accueil que Nam Du, l'excédent de tourisme change l'aspect relationnel d'une façon négative !

Je rentre à mon hôtel et réalise mon erreur de ne pas m'être couvert en motobikes les bras et la nuque du soleil, ma peau a beaucoup bronzé pas au point de peler mais suffisamment pour sentir la douleur.

11 Janvier : couvert cette fois-ci je reprends la route toujours au nord et décide de traverser le parc national. Avant cela je dois parcourir plusieurs km au millieux de petits villages aisés et pauvres, de pécheurs, de marchand, et d'ouvriers installés temporairement (le temps d'un ou plusieurs chantiers) avec leurs familles, dans des habitations de fortune en tôles ou plastiques dans des conditions sanitaires difficiles, qui ont comme voisins et "clients", d'énormes complexes hôteliers pour riches touristes fermés tel des forteresses.

Non loin je m'engage sur une route de terre rouge et sinueuse qui me rappelle le Cambodge, et soudain la verdure se fait plus grande, plus sauvage, plus bruyante. Je croise sur mon chemin des singes blancs qui tel des biches en France se sauvent se réfugier à ma simple vue ! En prenant mon temps pour apprécier les sons de la nature.

Je décide de bifurquer vers le nord et accède à un petit village de pécheurs, la vie y semble au ralentie... Le village tranquille et silencieux est une simple petite rue longeant la plage, la rue ne mène qu'à une direction un ponton de bois long de 300m menant vers des habitations sur pilotis au-dessus de la mer.Ainsi en fin de journée, je sirote une boisson en pleine mer et garde un sentiment mitigé de l'île de Phú Quôc qui face à un afflux touristique conséquent; l'île perd peu à peu son originalité, son authencité au profit des complexes hôteliers et aux dépens de l'environnement.

Pécheurs le long d'une rivière

Le marché de Phú Quôc, très réputé par les touristes

Une des nombreuses pagodes de Phú Quôc

Le port de pêche non loin du marché de nuit

Sao Beach une des plus belles plages du Vietnam

Cette plage et leurs commerces à proximité son en activité toute l'année

Mais l'excédent de tourisme laisse une trace négative sur les plages voisine.

Une tête de poupées parmi les déchets

La pagode Ho quoc située en surplomb face à la mer

Les statues du temple sont censé raconter plusieurs périodes de l'histoire du bouddhisme

Un chien de Phú Quôc reconnaissable à sa crête sur le dos, joue au acrobates sur un mur.

Cette race originaire de l'île est maintenant rependu au Vietnam

Une scierie à l'arrêt

Un village de pécheurs le long d'une rivière

Ce que j'ai réussi a apercevoir de ces nombreux resort "forteresses"

Et leurs voisins, des familles vivant ici temporairement le temps des chantiers a proximité

Bateaux de pécheurs

Rien de tel que de faire la sieste dans un café hamacRien de tel que de faire la sieste dans un café hamac

Du poisson séchant au soleil et une embarcation en polystyrène permettant de rejoindre les bateaux de pêche

Villages de pécheurs don la quiétude est propices à la farniente

Ce n'est peut-être pas le cas sur cette photo mais les coqs de combat sont monnaie courantes au Vietnam

Ponton permettant de rejoindre les habitations sur pilotis


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